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Mardi 1 juillet 2 01 /07 /Juil 16:54
Ouf ! Désolé de ne pas écrire plus souvent d'articles, mais bon les révisions et la fainéantise ça fait des ravages. Aujourd'hui je vais encore parler d'un de mes albums fétiches, Nothingface de Voivod.


Mine de rien en 1989, les québécois de Voivod en est à son cinquième album. L'année précédente ils avaient sorti un album génial, « Dimension Hatross » qui montrait une grande évolution qui paraissait déjà sur « Killing Technology ». Cette fois ci, l'évolution, à savoir de nombreux éléments du jazz rock et du rock progressif, atteint son apogée sur cet album, ce qui rend la musique plus complexe et qui pourtant fera de cet album un grand succès.

On commence par un petite intro composée de bruits électroniques et d'une sorte de choeur pour enchainer sur ma chanson préférée de l'album, la thrashy « The Unknown Knows » qui est géniale. On retrouve le son de guitare de Piggy et la voix de Snake qui sont si particuliers ainsi qu'une basse très sautillante et entraînante et Away qui prend un malin plaisir à changer le rythme et à mettre des breaks partout. Une piste accrocheuse et forçant à taper du pied frénétiquement, tout simplement un vrai bonheur.

S'ensuit alors l'excellent « Nothingface » avec ses changements de vitesse passant du lent (« Laps of time/Synchro freeze/Loop rewind... ») au très rapide (« ... Forward speed !! ») et son superbe solo... Dieu que c'est bon ! On arrive sur la reprise du Pink Floyd période Syd Barrett « Astronomy Domine » qui a été le gros hit de l'album et dont le clip est passé dans le « Headbanger's Ball » de MTV. Et bien franchement je n'aime pas l'originale mais force est de reconnaître que Voivod se l'approprie et lui donne pas mal de pêche.

La basse joue un riff lent et Snake chante de façon plutôt lascive sur le début de « Missing Sequences », chanson sur la pollution. Mais on revient au metal avec riff tour à tour lent et saccadé avec un choeur fantomatique et envoutant pour passer au thrash headbangant pour passer au rock progressif pur, etc... Un vrai déluge de riffs qui fait de cette chanson ma seconde préférée.

Voici alors « X Ray Mirror » qui est un peu moins bien mais dont le solo est vraiment remarquable (Piggy tu nous manques !) et dont la dernière partie est excellente. L'énervée « Inner Combustion » est assez entraînante et on ne se gène par pour taper du pied en l'écoutant. « Pre-Ignition » porte bien son nom puisque commençant par un riff et un chant lent qui monte de plus en plus en intensité et en vitesse pour en venir à un solo absolument mortel pour revenir à la fin sur un mid tempo plein de breaks. Jouissif.

On passe à la balade avec « Into My Hypercube » qui bien sûr finit par se changer en morceau de thrash déglingué et nourri aux changements de rythme comme nos mutants mécaniques savent si bien le faire. L'album se finit sur la très bonne « Sub-Effect » qui utilise encore une fois une structure assez complexe et ajoute quelque effets de clavier pour finir brusquement.

Un bien beau disque que celui là qui marie à la perfection les structures travaillées du prog, la manipulation du rythme que l'on a dans le jazz avec les capacités d'accroche et la violence du thrash. Excellent album qui peut plaire aux amoureux du prog comme du thrash et surtout aux ouverts d'esprit cherchant de nouvelles sensations.

 

 

Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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Samedi 17 mai 6 17 /05 /Mai 16:55



Houuuuaaah, qu’est-ce que je me fais chier cet après-midi… Mettons un peu de musique. Tiens, je vais m’écouter un des vinyles que je me suis acheté à la brocante la dernière fois. Alors, Tomcattin’ de Blackfoot... moi qui ai toujours voulu écouter de quoi ce groupe avait l’air, ça tombe bien ! Allez, on pose le disque sur la platine et c’est parti ! Oh putain ça décoiffe !!

C’est en 1979 avec sa troisième galette que les indiens de Blackfoot démarrent leur fameuse « trilogie animalière » (« Strikes » avec le serpent, « Tomcattin’ » avec la panthère et « Marauder » avec l’aigle) décrits comme étant leurs meilleurs albums. Ici je causerai donc de « Tomcattin’ », un disque mêlant le hard rock et le heavy au rock sudiste pour un résultat bourré d’énergie et terriblement accrocheur !

Et c’est parti donc, avec l’excellent « Warped » ! Les guitares rugissent, la batterie martèle et le chant est caractéristiques du southern rock avec ses intonations héritées du bon vieux rock’n roll tout en hurlant comme on le fait si bien dans le metal. Les musiciens sont tout sauf manchots et ont un vrai don pour faire taper du pied.

La seconde piste, « On the run », ralentit le tempo  mais est largement aussi efficace que la précédente, taillé pour la scène comme le suggèrent les chœurs chantant « Oooon the run !». A noter en plus un chouette solo !

Avec « Dream on » on a une chanson plus bluesy, bien groovy, tout en restant brutale malgré ses deux breaks mélodiques, on est bien loin de la ballade d’Aerosmith ! Du tout bon, encore une fois.

On continue, voici la courte mais balèse « Street Fighter », qui ne parle bien entendu pas des jeux vidéo, mais d’une bonne bagarre sur un riff puissant et agrémenté d’un bien beau solo. Mais le plus beau reste à venir avec la piste suivante…

Nous voici déjà à la dernière chanson de la face 1, « Gimme Gimme ». Les chansons étaient déjà vraiment très bonnes, mais là… C’EST LA SURPUISSANCE !!! On va à toute vitesse dans ce qui est mon morceau favori de l’album. Rien n’est à jeter, que ce soit le rythme entraînant, le riff impec’, le solo à la slide costaud, et le refrain ultra joussif où on a constamment envie de gueuler avec Rick Medlocke «  Giiiiimme Giiime Giiiime Giiiime, you give me the blues ! » YEEEEEAAAAAH, MAURTAILE !!!

Après cette orgie musicale voici la seconde face, voici la deuxième meilleure piste, « Every Man Should Know Queenie », alternant gros rock de bûcheron au riff assassin et refrain plus mélodieux et doux, avec de judicieux usages de guitare acoustique et de slide. Génial tout simplement.

Le mid-tempo écrasant « In the night » est aussi très bon, reprenant la recette des premières pistes de la face 1 en ajoutant un harmonica qui a tout à fait sa place.

« Reckless Abandoner » est lui aussi un mid-tempo, bien badass comme il faut qui montre bien que ce groupe a décidemment un talent indéniable pour ce genre de morceaux.

Arrive « Spendin’ Cabbage », ballade avec guitares acoustiques et harmonica et avec un chant hurlé et guttural contribuant à installer une ambiance désertique pas désagréable.

Shorty Medlocke, papa du chanteur, nous fait un petit speech et un peu d’harmonica avant que ne démarre la dernière piste, « Fox Chase », géniale et toujours aussi catchy, se terminant sur un combo riff tueur et solo mortel chaud comme les braises.

Avec son album à la panthère, Blackfoot apporte une pierre au rock sudiste, mélangeant les vertus de ce genre avec les propriétés accrocheuses et énergiques du hard européen et recouvrant de cette potion magique des compositions allant de l’excellent au génial. Une bonne grosse tuerie à conseiller aux fans de southern rock comme de hard rock.

Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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Vendredi 25 avril 5 25 /04 /Avr 01:26

Comme l'a indiqué Joseph sur son blog , les géants du Heavy, Judas Priest, ont mis en ligne sur le site de leur maison de disque la piste titre de leur prochain album, Nostradamus et  c'est mortel !
A écouter d'urgence ici : http://www.epicrecords.com/judaspriest/
J'espère que le reste de l'album sera aussi bon voire meilleur !

La pochette est assez belle :

Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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Mardi 15 avril 2 15 /04 /Avr 13:19

« Symptom of the Paranoid » Baltimore Civic Center (USA), 08/02/75

 

01 - Hole In The Sky
02 – Snowblind
03 - Symptom Of The Universe
04 - War Pigs
05 – Megalomania
06 – Improvisation
07 - Drum Solo
08 – Supernaut
09 - Iron Man
10 – Improvisation
11 - Black Sabbath
12 - Embryo - Children Of The Grave
13 – Paranoid

Cette fois avec ce bootleg au titre sympathique c'est la tournée pour "Sabotage", ce qui permet d'entendre "Hole in the Sky", "Symptom of the Universe" et "Megalomania" qui ne sont pas présents sur les live officiels (dommage). Le Sab' est en forme et donne un très bon concert, mais le son vraiment atroce fait tout capoter : étouffé, mou, distant... Le magnétophone devait vraiment être en train d'agoniser (surtout qu'il y a une nette perte de qualité à partir d'un moment) ! Dommage que cet enregistrement soit d'aussi mauvaise qualité parce qu'avec un meilleur son ça aurait pu être un très bon boot !

** (le second * juste parce que le groupe est en forme)

 

« Black Sabbath Asbury 1975.08.05 » Asbury Park Conventional Hall (USA), 05/08/75

 

CD1
01 - Killing Yourself To Live
02 - Hole In The Sky
03 – Snowblind
04 - Symptom Of The Universe
05 - War Pigs
06 - Ozzy Talking
07 – Megalomania
CD2
01 - Sabbra Cadabra
02 – Supernaut
03 - Iron Man
04 - Guitar Solo
05 - Black Sabbath
06 - Spiral Architect
07 - Children Of The Grave
08 - Paranoid

On a par contre plus de chance avec bootleg ci (en plus la pochette est jolie) ! Toujours sur la tournée "Sabotage", le groupe tient cette fois une pêche d’enfer ce qui nous donne 100 minutes de concert du feu de dieu ! En plus le son est excellent, très pro (l'enregistrement a été diffusé dans l'émission radio "King Biscuit Flower Hour"), le public se fait présent sans couvrir les morceaux et, ô miracle, ON ENTEND VRAIMENT BIEN LA BASSE ! Tout de suite c'est quand même franchement plus intense, avec de surcroît des claviers ! Avec les titres de "Sabotage" joués encore mieux que sur le bootleg précédent ainsi que "Spiral Architect", que demander de plus ? Allez, assez tergiversé, c'est le meilleur boot. Thumbs up comme dirait l’autre !

*****

« Electric Ecstasy » San Bernardino Swing Auditorium (USA), 11/76

CD1
01 - Supertzar-Symptom Of The Universe
02 – Snowblind
03 - Stand Still
04 - War Pigs
05 – Gypsy
06 - Black Sabbath
CD2
01 – Megalomania
02 - Dirty Women
03 - Electric Funeral
04 - Drum Solo
05 - Iron Man
06 - Children of The Grave
07 - Paranoid

Ce double-boot ci, nous faisant revenir à San Bernardino, fait apparaître le wahwahteux “Electric Funeral”, présent sur aucun bootleg de cette liste jusqu’alors malgré sa présence sur “Paranoid”, et   introduit dans la liste les morceaux du pas fameux “Technical Ecstasy” avec “All Moving Parts Stand Still”, “Gypsy” et “Dirty Women”. Le groupe donne un concert acceptable mais sûrement pas à se taper le cul par terre. En tout cas heureusement qu’il ne tient pas une forme exceptionnelle ici vu l’enregistrement pitoyable ! Le public a beau ne pas couvrir les chansons, elles sont tout de même étouffées par un effet de souffle continu qui donnerait l’impression que le concert se joue à côté d’un hélicoptère au décollage ! Heureusement qu’Ozzy annonce les titres sinon on aurait du mal à reconnaître un ou deux morceaux…

**

« Madison Square Garden » New York Madison Square Garden (USA), 12/12/76

CD1
01 - Frank Zappa Intro
02 – Supertzar
03 - Symptom of The Universe
04 – Snowblind
05 - Stand Still
06 - War Pigs
07 – Gypsy
08 - Black Sabbath
CD2
01 - Dirty Women
02 - Drum Solo
03 - Guitar Solo
04 - Rock'n'Roll Doctor
05 - Electric Funeral
06 - Iron Man
07 - Children of The Grave
08 - Paranoid

Un concert qui démarre d’une façon originale, puisqu’introduit par Frank Zappa en personne. Et c’est tout. Malgré le fait qu’il joue au Madison Square Garden (quand même, c’est pas la grange à côté du lac de Promizoulin !), le Sab’ livre une performance bien sans plus ; la routine quoi. Au niveau du son, c’est en tout cas très loin d’être bien ! A moins que vous aimiez les sons très étouffés, un public qui couvre totalement la moitié des morceaux et les  coupes  dans ces derniers, vous risquez d’être déçus.

**

« Hammersmith of the Gods » London Hammersmith Odeon (UK), 13/03/77

01 - Supertzar-Symptom of the universe
02 – Snowblind
03 - War Pigs
04 – Gypsy
05 - Black Sabbath
06 - Dirty Women
07 - Drum Solo
08 - Rock 'n roll doctor
09 - Guitar Solo
10 - Electric Funeral
11 – Jam
12 - N.I.B
13 - Iron Man
14 - Children Of The Grave
15 - Paranoid

Enregistré au Hammersmith, ce bootleg n’apporte rien de plus par rapport à ses camarades. La prestation est moyenne et le son est particulièrement pourri et étouffé (« ‘i’ole ‘in’ i’m in’ane ‘i’au’e i am ‘ow’in’ all ‘e ‘ime ! »). Pas spécialement autre chose à dire si ce n’est que ça ne vaut pas la peine d’être écouté.

*

« Paris in Ecstasy » Hippodrome de Vincennes (France), 05/04/77


CD1
01 - Supertzar-Symptom of the universe
02 – Snowblind
03 - War pigs
04 – Gypsy
05 - Black Sabbath
06 - Dirty Women
07 - Rock 'n roll doctor (cut)
CD2
01 - Guitar solo
02 - Electric funeral
03 - N.I.B
04 - Iron man
05 - Children of the grave
06 - Paranoid

Et hop nous voici de retour chez nous. Cette fois, contrairement à l’album live précédent le son n’est pas un gargouillis gras et on entend bien les autres instruments. Le concert est bien sans plus, très routinier (faut dire qu’en 77-78 le Sab’ montrait franchement des signes de fatigue). Le son est donc moins mauvais que sur d’autres boots (mais pas très bon non plus !) et, étant capté depuis la foule, se fait parasiter par le public mais cette fois en français : « P’tain on est loin de la scène ! », « Ils ont vieilli ! », « C’est bien, ce morceau ! », « C’est au point leur son ! Bien lourd ! Bien Carré ! La mise en scène ! », « Ouais Snowblind trop bien ! », « War Pigs c’est sur Paranoid, j’crois, c’est celui qui fait tin-nin-nin-nin tin-nin… ». Un bootleg plutôt moyen, pas grand-chose d’autre à signaler.

**

« Live at the Olympen », Lund Olympen (Suède), 21/04/77

01 - Supertzar-Symptom of the universe
02 – Snowblind
03 - War pigs
04 - Black Sabbath
05 - Dirty women
06 - Rock-n-roll doctor
07 - Guitar solo
08 - Electric funeral
09 - N.I.B
10 – Gypsy
11 – Paranoid
12 - Children of the grave

Cette fois ci direction la Suède. Comme je l’ai dis plus tôt, le groupe était assez fatigué par les abus de tous genres à partir de Technical Ecstasy, alors ici encore ne vous attendez pas à une prestation exceptionnelle, le concert est tout ce qu’il y a de plus conventionnel malgré de beaux soli de gratte. Le son est très bon et le public n’envahit pas les morceaux, mais il y a tout de même pas mal de petits larsens et un affaiblissement de la qualité au bout d’un moment. Ça vaut le coup d’y jeter une oreille.

***

« Dancing in the air », Glasgow Apollo Theater (UK), 18/05/78

CD1
01 – Supertzar
02 - Symptom of the universe
03 - War pigs
04 – Snowblind
05 - Never say die
06 - Black Sabbath
07 - Dirty women
08 - Drum solo
09 - Rock 'n roll doctor
CD2
01 - Guitar solo
02 - Electric funeral
03 - Hand of doom
04 - N.I.B
05 - Fairies wear boots
06 - Children of the grave
07 - Iron man
08 - Paranoid

Ici c’est la tournée pour les dix ans du groupe. Le groupe  livre un concert assez bof, en dessous de la moyenne et Ozzy chante vraiment moins bien que d’habitude. Le son est également assez mauvais, sonnant  « compressé » et étouffé (surtout au niveau de la batterie où on distingue presque uniquement les cymbales). Passez votre chemin.

*

« Civic Center 1978 », Pittsburgh Civic Center (USA), 02/09/78

01 – Snowblind
02 - Black Sabbath
03 - Dirty Women
04 - Rockn Roll Doctor
05 - Electrical Funeral
06 - Iron Man
07 - Fairies Wear Boots
08 - Children Of The Grave
09 - Paranoid

Là le groupe donne une prestation assez… « schizophrénique » on va dire ! En effet la section instrumentale est en assez bonne forme jouant de façon bien énergique, alors qu’Ozzy vraiment faux et ses harangues deviennent assez barbantes. Faut croire que c’était pas son jour ! Et c’est bien dommage parce que l 'enregistrement, réalisé à partir des bandes de l’émission King Biscuit Flower Hour (comme le live d’Asbury Park), est de très bonne qualité, même si on entend mal la basse. Dommage, la note aurait pu être meilleure !

***

« Fresno 1978 », Fresno Selland Arena (USA), 22/09/78

CD1
01 - Sympthom Of The Universe
02 – Snowblind
03 - War Pigs
04 - Never Say Die
05 - Black Sabbath
06 – Shockwave
CD2
01 - Dirty Women
02 - Rock 'n' Roll Doctor
03 - Bill Solo
04 - Tony Solo
05 - Electric Funeral
06 - Iron Man
07 - Children Of The Grave
08 - Paranoid

Et voici le dernier bootlegs que j’ai pécho ! Le Sab’ livre une bonne performance mais qui sent le réchauffé et ici Ozzy chante mieux, allant jusqu’à littéralement gueuler sur certaines pistes. Le son par contre n’est pas top, assez mauvais même. Un boot comme un autre, pas très intéressant.

**

_______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

En définitive pas mal d’ivraie pour assez peu de grain. Il faut dire aussi que l’époque ne se prêtait pas spécialement aux enregistrements high-tech. Cette liste n’est qu’un échantillon de la grande quantité de bootlegs issus de cette première formation de Black Sabbath (et un encore plus petit échantillon de tous les boots du groupe !), donc si j’arrive à trouver d’autres lives pirates de la même période je tacherai de vous en parler.

Les bootlegs cités sont donc :

**** et ***** : vivement conseillés, surtout ceux avec ***** !!!

*** : à écouter mais pas indispensable

** et * : déconseillés, à moins que vous n’y teniez vraiment.

Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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Mardi 18 mars 2 18 /03 /Mars 15:02
BLACK-SABBATH-BOOTLEGS.gif
Autant vous le dire, je suis fan du Sab'. Je dirais même que dans leur première période avec Ozzy il s’agit de mon groupe préféré de tous les temps de la mort qui tue. C'est dommage qu'il y ait aussi peu d'albums live de cette formation ("Live at Last" m'a déçu et "Reunion" est sympa sans plus, sentant un peu le réchauffé, et j’avoue avec honte ne pas avoir écouté “Past Lives”). Je me suis dit : « pourquoi ne pas se rabattre sur les bootlegs ? »
Ainsi, sur un endroit au fin fond du net j'ai déniché plusieurs bootlegs du Sab' mark I dont je vais vous parler ci-après.
Chaque boot est noté sur cinq astérisques selon la qualité. Ceux avec quatre ou cinq étoiles sont vivement conseillés et ceux à trois valent le coup mais ne sont pas indispensables.
Allons y, let’s go, c’est parti les amis !
« Live at the Fillmore West », San Francisco Fillmore West (USA), 27/11/70
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01 – Paraniod
02 - N.I.B
03 - War Pigs
04 - Black Sabbath
05 - Iron Man
06 - Behind The Wall Of Sleep
07 - Hand Of Doom
08 - Fairies Wear Boots
09 - Wicked World
Allez c’est parti avec le premier bootleg le plus vieux de la liste, enregistré aux States alors que le quatuor avait déjà sorti leurs album éponyme et « Paranoid ». Le groupe donne un concert sympathique mais pas renversant non plus. Le son, enregistré depuis la foule comme sur la plupart des autres boots n'est franchement pas terrible, la basse est très assourdie mais on entend par contre bien Ozzy, Tony et Bill et le public ne parasite pas. Sauf qu'il y a plusieurs problèmes avec la bande ce qui cause des fluctuations sonores et d'autres trucs du genre. Un concert potable gâché par un son décevant
**
« Come to the Sabbath », Olympia de Paris (France), 20/12/70
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01 – Paranoid
02 - Hand Of Doom
03 - Iron Man
04 - Black Sabbath
05 - N.I.B
06 - Behind The Wall Of Sleep
07 - War Pigs
08 - Fairies Wear Boots
L’un des concerts les plus connus du groupe qui est aussi disponible sur DVD avec les images et sous une pléthore d’autres noms, l’édition la plus récente et facile à trouver se nommant « In Concert ». Le Sab’ pète le feu et livre un concert génial ! Le son est excellent, la basse se faisant bien pesante et la guitare ayant un son bien gras et bien « evil ». Les chansons n’ont ici rien à envier à leurs versions studio (« Black Sabbath » et « Fairies Wear Boots » sont monstrueuses) et ont ici leurs paroles originales (« War Pigs » a ainsi gardé une partie des couplets de « Walpurgis » et « Hand of Doom » a des paroles quasi-improvisées « Your eyes begin to flap/Because you trip a lot »). Du tout bon !
*****
« Sheffield ’71 », Sheffield (UK), 14/01/71
 
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01 - War Pigs
02 - Into The Void
03 - Iron Man
04 - Guitar Interlude
05 - Black Sabbath
06 - After Forever
07 - Wicked World
08 - Fairies Wear Boots
09 - Paranoid


Ce boot là a heureusement un ramage qui ne se rapporte pas à son plumage. En effet malgré la pochette affreuse, le concert est très bon avec un groupe en forme et une bonne qualité d’enregistrement (sûrement enregistré près de la scène) mais un peu parasité par les clappements de mains du public qui se montrent particulièrement audibles et finissent par énerver un peu au final. Mais bon, c’est tout de même le seul boot de cette liste où on peut entendre « Into the Void » et « After Forever », alors on n’va pas chialer pour si peu !
***

« California Nightmare», Inglewood Forum (USA), 23/02/71
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01 – Intro
02 – Paranoid
03 - N.I.B
04 - War Pigs
05 - Black Sabbath
06 - Iron Man
07 - Wicked World
08 - Fairies Wear Boots


Le groupe livre ici un concert classique mais avec une set-list étrangement dépourvue de morceaux de « Master of Reality ». Toutefois le Sab' est quand même en bonne forme et le live est ainsi très bon... sauf qu'il y a un problème : l'enregistrement est à chier. Étouffé, faible, seule la guitare semble un peu plus audible. Franchement dommage, un enregistrement rendant justice à la prestation aurait pu en faire un bon bootleg

**


« Master of Winterland », San Francisco Winterland Ballroom (USA), 01/10/71
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01 – Intro
02 - N.I.B
03 - War Pigs
04 - Sweet Leaf
05 - Iron Man
06 - Wicked World
07 - Guitar Solo
08 - Wicked World (reprise)
09 – Embryo
10 - Children Of The Grave
11 – Paranoid
12 - Fairies Wear Boots


Restons aux États-Unis avec ce live enregistré à Frisco au Winterland Ballroom. La set-list est sans-surprise et n’apporte rien de particulier tandis que la performance du groupe est routinière et pas transcendante. L’enregistrement est lui très mauvais, la guitare grésille et manque cruellement de lourdeur et de puissance tandis que Geezer est aux abonnés absents. En fait on entend surtout Ozzy. Cerise sur le gâteau, on a aussi droit à des fluctuations de qualité et de volume durant les morceaux et même à un « Paranoid » dont il ne reste que les 21 dernières secondes ( !). Franchement dispensable.
**
« Live in Phoenix, 10/17/71 », Phoenix Celibrity Theater (USA), 17/10/71
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01 - N.I.B
02 - War pigs
03 - Sweet leaf
04 - Iron man
05 - Children of the grave
06 - Wicked world
07 – Paranoid
08 - Fairies wear boots



C’est du côté de l’Arizona que nous emmène le Sab’. Le concert est bon comme toujours, le groupe y mettant de l’énergie, pas grand-chose à redire de ce côté-là même si la set-list est toujours sans surprise puisqu’elle n’a pas changé depuis le boot précédent. Le son est quant à lui assez mauvais, la voix d’Ozzy résonnant et même si les guitares sont plus lourdes que précédemment, elles ont un son moins tranchant. En plus il y a des larsens ! C’est pas catastrophique non plus mais ça ne vaut pas de l’or en tout cas.
**
« Tucson ‘72 », Tucson Community Center Convention Hall (USA), 16/03/72
07.jpg 01 - N.I.B
02 - Tomorrow's Dream
03 - War Pigs
04 - Sweet Leaf
05 - Iron Man
06 – Snowblind
07 - Wicked World
08 - Orchid-Guitar Solo
09 – Jam
10 - Drum Solo
11 – Jam
12 - Wicked World (reprise)
13 - Children Of The Grave
14 – Paranoid
15 - Crowd Cheering
16 - Fairies Wear Boots
Nous voici de nouveau en Arizona quelques mois plus tard. On voit ici l’apparition de « Tomorrow’s Dream » (« Vol. 4 ») qui sera pas mal joué par la suite. La performance du groupe est bonne mais sans plus mais le concert tient la route. Au niveau du son on a à peu près la même qualité que sur « Master of Winterland » mais en bien mieux, la guitare est plus lourde et il n’y a pas de coupes. Un bootleg plutôt bon, quoi.
***
« San Bernardino 1972 », San Bernardino Swing Auditorium (USA), 17/03/72
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01 - Tony's Opening Solo – NIB
02 - Tomorrow's Dream
03 - War Pigs
04 - Sweet Leaf
05 - Iron Man
06 – Snowblind
07 - Wicked World
08 - Drum Solo - Wicked World Reprise
09 - Children Of The Grave
10 – Paranoid
11 - Fairies Wear Boots


Le lendemain le quatuor se produisait en Californie à San Bernardino. Le concert est bon mais le son n’est franchement pas terrible. La guitare se fait étrangement discrète tandis que la basse s’entend très bien et que le chant semble distant (ça a du être capté assez loin de la scène). Le public est vraiment trop présent sur certains morceaux, surtout un gars dont la voix se remarque assez souvent (peut-être l’enregistreur). Un bootleg acceptable mais pas phénoménal.
***
« Going Through Changes » Ngaruawahia Festival (Nouvelle Zélande), 07/01/73
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01 – Intro
02 - Tomorrow's Dream
03 - Sweet Leaf
04 - War Pigs
05 – Snowblind
06 - Iron Man
07 – Changes
08 – Cornucopia
09 - Wicked World
10 - Embryo-Children Of The Grave
11 - Paranoid


Entre parenthèses l'Europe et les States, place à l'Océanie avec ce live enregistré au pays des moutons mangeurs d'hommes. Le groupe livre une prestation assez routinière et sans grande surprise (à part les harangues marrantes et un soundcheck avec la mélodie de la comptine "Pop Goes the Weasel") mais correcte. A noter que comme le titre le suggère et comme sur le bootleg suivant, le groupe joue la ballade "Changes" (de "Vol. 4"), rarement présente en live. Malheureusement le son est très mauvais, particulièrement gras et sourd avec pas mal de grésillements et tremblements ainsi qu'un public un peu trop "présent"
**
 
« The Last Goodbye » Sydney Showground (Australie) 16/01/73
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01 - Tomorrow's Dream
02 - Sweet Leaf
03 - War Pigs
04 – Snowblind
05 – Changes
06 - Iron Man
07 – Cornucopia
08 - Wicked World
09 - Embryo-Children Of The Grave
10 – Intermission
11 - Paranoid



Enregistré également dans la foulée de la tournée océanienne de "Vol. 4", ce live est semblable à son prédécesseur avec la même set-list. Le groupe semble ici dans un mauvais jour et s'octroie d'assez longues pauses pour souffler tandis que le son est encore pire que sur "Going Through Changes" avec de nombreux grésillements, saturations, crachotements etc.
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« Sabbath the Great » Alexandria Palace Festival, Londres (UK), 02/08/73
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01 - Tomorrow's Dream
02 - Sweet Leaf
03 - War Pigs
04 – Snowblind
05 - Killing Yourself To Live
06 – Cornucopia
07 - A National Acrobat
08 - Children Of The Grave


Broumbreumeuheuh breeeeuuuu boum ! Jxnsof sokehghpoe! Broumbrrr tchhhhh broum 'ur 'e'ui 'à 'e 'on est 'ai'ent a 'ier breum ! Breumbreumroum on en'end 'ien, à 'eine 'i on en'end 'es 'an'ons ! Broum pslmjkgj opjtgpozum pchhh breum.
 *
 
« Love in Chicago » Chicago International Amphitheatre (USA), 11/02/74
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01 - Tomorrow's Dream
02 - Sweet Leaf
03 - Killing Yourself To Live
04 – Snowblind
05 - Sabra Cadabra
06 – Supernaut
07 - Iron Man
08 - Black Sabbath
09 - Sabra Cadabra Reprise
10 - Embryo-Children Of The Grave
11 - War Pigs
12 - Paranoid


Le titre contenant une coquille plus que probable donne déja un mauvais pressentiment. Et il y a de quoi, si la prestation du groupe n'a rien de folichon (en même temps vu le son) et surtout, le son est minable, la voix d'Ozzy étant très assourdie et les instruments, se résumant à la guitare et de légers bruits de cymbales et parfois de grosse caisse, ressemblent à de vilains gargouillis. On croirait que des matelas et oreillers ont été posés contre les amplis ou que le concert est capté de super loin ! On n’atteint pas non plus le niveau des deux boots précédents mais bon, c'est franchement dispensable, surtout que la set-list se trouve sur d'autres boots bien meilleurs.
 *
 
« Live at the California Jam » California Jam (USA), 06/04/74
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01 - Tomorrow's Dream
02 - Sweet Leaf
03 - Killing Yourself To Live
04 - War Pigs
05 – Snowblind
06 - Sabra Cadabra
07 - Supernaut 1
08 - Supernaut 2
09 - Supernaut 3
10 - Iron Man
11 - Sabra Cadabra Reprise
12 – Paranoid
13 - Children Of The Grave



Pfoulàlà ! Après tout ces bootlegs au son moche, voilà ce "Live at the California Jam" (le festival ou Deep Purple a foutu le feu à la scène). Encore un boot bien laid et moisi en perspective. Et ben non ! Le son est ici très bon, la guitare a un son assez "raw" et grésillant mais plutôt clair et où on distingue bien ce que fait Tony (ce son colle d'ailleurs très bien à "Sweet Leaf" en donnant un côté encore plus psychédélique ou violent à l'ensemble) ! Malheureusement on ne distingue pas très bien la basse même si on sent la lourdeur qu'elle ajoute aux morceaux. Et aussi pour une fois, on entend peu le public !). La performance du Sab' est tout bonnement explosive, Ozzy se goure parfois mais réussit à ne pas se ridiculiser en se donnant à fond et en haranguant beaucoup le public tandis que Tony est en grande forme, livrant une prestation du tonerre absolument irréprochable, comme l'atteste le medley "Sabbra Cadabra"/"Supernaut" agrémenté de jams. Ça remonte le moral ! Il aurait peut-être fallu un son moins grésillant et c'était parfait... M'enfin bon on ne va pas faire les difficiles.
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A SUIVRE !
Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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Mardi 18 mars 2 18 /03 /Mars 00:15
Coucou me revoilou !
Vous me reconnaissez peut-être je suis le gars qui s'occupe de ce blog. 
J'ai eu quelques "problèmes" avec mon ordinateur puis avec mon modem, mais maintenant me revoilà !

Oui bon en fait c'est juste pour dire que je vais poster deux ou trois nouveaux machins ici (dont un long article en deux parties sur Black Sabbath).
Par Gi_Toro - Publié dans : Patati patata
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Lundi 25 février 1 25 /02 /Fév 14:27

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Résumé :
"Joe Buck est un Texan qui monte à New York pour y tester ses charmes de gigolo. Il perd rapidement ses illusions et, sans un sou, fait la connaissance de « Ratso » Rizzo, un être maladif et lui aussi complètement démuni. Ils vont partager leur sort misérable dans les bas-fonds new-yorkais. L'histoire pathétique d'une amitié peu commune."

Un des premiers films à traiter la descente aux enfers de l'individu dans une grande ville et qui va influencer de nombreux cinéastes comme Martin Scorsese pour son "Taxi Driver". Filmé sur place (le taudis de Ratso était réel) et avec en plus une séquence dans la Factory de Andy Warhol, le film est un document retranscrivant parfaitement le désenchantement de la fin des 60's et malgré tout n'a pas pris une ride (même les séquences "psyché" sont encore efficaces). Le réalisme est encore accentué par le peu de sentimentalisme, la performance impressionante des acteurs et les flashbacks qui donnent une vraie dimension au personnage de Joe.
Un chef d'oeuvre.

Trailer pour une ressortie du film :

Par Gi_Toro - Publié dans : Kino
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Lundi 25 février 1 25 /02 /Fév 14:05

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King Crimson. Deux mots qui signifient beaucoup de choses aux amateurs de rock progressif. Parce que quand on a le mérite d’avoir enfanté ce genre (avec l’album « In the Court of the Crimson King » en 1969) et d'en être le plus grand groupe, on mérite quand même un peu de respect ! Mais il faut aussi faire attention à ne pas décevoir. Et en cela le groupe du guitariste Robert Fripp (seul membre constant) réussi parfaitement avec son « Red », sorti en ’74 avant le split temporaire du groupe, un album de très grande qualité.
 
« Red » est l’un des albums les plus « métalliques » du groupe, alternant passages calmes et passages bien heavy tout en gardant constamment une puissance phénoménale. Il faut bien reconnaître que Bruford (batteur), Wetton (bassiste et chanteur) et Fripp sont vraiment de grands musiciens aux jeux hallucinants de richesse. Les cuivres les accompagnant méritent aussi une mention, apportant un vrai plus à la musique.
 
Ainsi on commence sur la piste-titre, instrumental heavy au riff tueur et à la force impressionante, resté un classique du groupe. Après toute cette violence, le plus léger « Fallen Angel » calme l’ambiance et fait entendre la très belle voix de John Wetton. Le titre monte en puissance pour finir dans un mélange de guitares, cuivres, synthés jouissif. Mais la violence réapparaît avec le métallique et très groovy « One More Nightmare » aux effets de synthé et saxo étranges mais terriblement accrocheurs et se terminant dans une orgie de saxophone.
 
Alternance calme/violence, on retrouve le calme avec l’inquiétant « Providence » et son violon. Le riff est étouffant et laisse craindre quelque chose... cette fois la providence ne viendra pas sauver l’auditeur... voilà que la basse se fait bruyante et menaçante, semblant chasser les effets acoustiques... et pan dans ta gueule ! A la cinquième minute la basse intervient, bulldozer impossible à stopper ! Le calme revient en fin de morceau et laisse place à la grosse pièce de douze minutes de l’album, « Starless », resté dans la légende. Le morceau débute en une chanson aérienne, à la beauté insondable et mélancolique supporté par la voix de Wetton, pour devenir un morceau lourd, sombre et torturé et finir en un fracas de guitares.
 
Avec cet album, King Crimson réalise un nouveau chef d’œuvre qui influencera d’autres groupes à venir ainsi que son second meilleur album après son premier LP, « In the Court... ».
Un album indispensable.

Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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Dimanche 24 février 7 24 /02 /Fév 19:41

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Au début des années 90, comme plusieurs jeunes groupes scandinaves, les petits gars d’Emperor découvrent le black metal grâce aux chansons de Mayhem. Après des débuts primitifs et « garage », ils décident de rendre leur musique plus travaillée et en 1994, pendant qu’ils subissent de nombreux problèmes (implication du guitariste Samoth dans des incendies d’églises et du batteur Faust dans un meurtre), sort leur premier album qui nous intéresse ici.

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« In the Nightside Eclipse » représente un tournant dans l’histoire du black metal. En effet, si l’on y retrouve les éléments représentatifs du genre (la voix écorchée, les guitares grésillantes, les ambiances sombres et diaboliques et la violence), le groupe expérimente des sons inédits comme l’utilisation de claviers et de sonorités mélodiques. Ces claviers apportent un gigantesque plus à l’album, renforçant les ambiances, augmentant la puissance et la force de l’oeuvre et ajoutant une beauté insoupçonnée à la musique extrême.
 
L’ambiance se veut hivernale, comme le témoignent les bruits de blizzard dans « The Majesty of the Night Sky », et est parfaitement réussie. Sérieusement, on croirait entendre une bande-son de film d’heroic fantasy où des guerriers s’affrontent dans des paysages enneigés ou encore d’autres passages intenses et très théâtraux en rapport avec une ambiance d’hiver. Cette grande maîtrise des ambiances rend la musique d’Emperor totalement immersive et happante, difficile de lâcher le disque avant sa fin.
 
Emperor se montre ainsi bien plus subtil et sophistiqué que les autres groupes de black old-school à la Mayhem ou Marduk, expérimentant et prenant un maximum d’initiative, que ce soit avec certains passages de chant clair ou dans des passages plutôt « méditatifs ». L’apothéose de ces expérimentations se situe dans le final, « Inno a Satana », avec ses chœurs s’élevant au dessus de la tourmente et du fracas des instruments.
 
Le groupe marque un sans-faute en nous offrant ce premier album innovant où rien n’est à jeter et comprenant de nombreuses tueries intersidérales (« I am the Black Wizards » et « The Majesty of the Night Sky » sont devenus de grands classiques) ainsi qu’en donnant naissance à un sous-genre, le black symphonique. « In the Nightside Eclipse » reste un des meilleurs albums de black metal et un must-have pour ceux qui apprécient le metal extrême.
Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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Dimanche 24 février 7 24 /02 /Fév 15:52
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On parle beaucoup du Royaume-Uni, de la Scandinavie, voire de l’Allemagne question metal. Mais le pays des coucous et des vaches violettes n’est pas en reste à ce niveau ! Il n’y a qu’à voir les groupes helvètes de qualité : Krokus, Coroner (génial ça, Coroner) ou bien, dans le cas qui nous intéresse, les précurseurs du black metal, Celtic Frost.
 
Formé sur les cendres d’Hellhammer (« Apocalyptic Raids » c’était eux), le groupe sort son premier LP en 1985 après deux EP (« Morbid Tales » et « Emperor’s Return » que je n’ai pas écouté mais ça ne risque pas de tarder au vu de leur excellente réputation). Ce premier LP se nomme « To Mega Therion » et est orné d’une magnifique et très classieuse pochette de H.R. Giger. Bien heureusement cette dernière correspond parfaitement à la musique, tant au niveau de la qualité que de l’ambiance très sombre !
 
D’emblée le groupe se veut innovant, comme en témoigne l’intro « Innocence and Wrath » aux sonorités néo-classiques Wagneriennes qui ont dû grandement influencer pas mal de groupes de métal symphonique. Une fois cette petite introduction terminée on entre dans le vif du sujet. La recette du Frost consiste en un riff plutôt simple mais très sombre, un rythme pesant mais entraînant et un chant caverneux et coléreux de Tom G. Warrior. La musique atteint ici des ténèbres nouvelles et surprenantes pour l’époque.
 
Mais qu’on ne s’y trompe pas, le groupe, même si brutal, ne ressemble pas énormément aux autres thrasheurs papas du black, Bathory. Ici la musique est très travaillée (les membres ont fait des progrès énormes depuis Hellhammer), assez grandiloquente et d’une noirceur abyssale. Noirceur, un mot qui correspond bien à l’album, c’est putain de sombre, comme si on était englouti par des tonnes de bitume noir et brûlant.
 
Les paroles sont également excellentes, aussi sombres et sophistiquées que la musique et parfaitement adéquates. Ne pas négliger non plus les quelques expérimentations outre l’intro, comme l’ajout de voix féminines ("Necromantical Screams") ou les nombreux effets d’écho.
Avec cet album unique et phénoménal d’intensité Celtic Frost laisse une marque indélébile dans l’histoire du metal.
Un chef d’œuvre à écouter et réécouter.

Par Gi_Toro - Publié dans : Schöne Musik
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